{"id":1135,"date":"2012-11-10T22:42:36","date_gmt":"2012-11-10T21:42:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.odilemojon.fr\/?p=1135"},"modified":"2013-01-14T08:32:29","modified_gmt":"2013-01-14T07:32:29","slug":"que-parle-le-poete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.odilemojon.com\/?p=1135","title":{"rendered":"Que parle le po\u00e8te !"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.odilemojon.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Friedrich-Schiller.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-1136\" title=\"\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.odilemojon.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Friedrich-Schiller-150x150.jpg\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.odilemojon.com\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Friedrich-Schiller-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.odilemojon.com\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Friedrich-Schiller.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>Puisque c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;anniversaire de la naissance du grand po\u00e8te, historien et philosophe allemand Friedrich Schiller (n\u00e9 le 10 novembre 1759), j&rsquo;aimerais rappeler l&rsquo;importance de celui qui a anim\u00e9 par ses id\u00e9aux la jeunesse de son \u00e9poque et qui a jou\u00e9 un r\u00f4le en Allemagne pour donner le courage et l&rsquo;\u00e9nergie de la mobilisation dans les guerres de lib\u00e9ration contre Napol\u00e9on consid\u00e9r\u00e9 outre Rhin &#8211; \u00e0 juste titre &#8211; comme un tyran.<\/p>\n<p>Nous avons besoin aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;esprit de Schiller contre la tyrannie des march\u00e9s financiers, contre la tyrannie de ceux qui veulent nous ramener \u00e0 l&rsquo;ordre de l&rsquo;ancien r\u00e9gime, contre la tyrannie de l&rsquo;obscurantisme intellectuel promu par une oligarchie \u00ab\u00a0d\u00e9complex\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Inspirons-nous des puissantes paroles du Serment de R\u00fctli <a href=\"http:\/\/www.odilemojon.fr\/?attachment_id=1146\" rel=\"attachment wp-att-1146\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-1146\" title=\"Serment_Gr\u00fctli\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.odilemojon.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Serment_Gr\u00fctli2.jpg\" width=\"258\" height=\"195\" srcset=\"https:\/\/www.odilemojon.com\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Serment_Gr\u00fctli2.jpg 258w, https:\/\/www.odilemojon.com\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Serment_Gr\u00fctli2-150x113.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px\" \/><\/a><\/p>\n<p>dans sa pi\u00e8ce <em>Guillaume Tell<\/em> :<em> \u00ab\u00a0Non, il y a une limite \u00e0 la tyrannie. Lorsque l\u2019opprim\u00e9 ne peut plus trouver justice nulle part, lorsque le fardeau devient insupportable, il \u00e9l\u00e8ve, le c\u0153ur confiant, ses mains vers le ciel et il en fait descendre ses droits \u00e9ternels qui sont suspendus l\u00e0-haut, inali\u00e9nables et indestructibles comme les \u00e9toiles elles-m\u00eames.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>Et, en relisant son proph\u00e9tique po\u00e8me <em>Les grues d&rsquo;Ibykus<\/em> &#8211; que l&rsquo;on croirait \u00e9crit tout sp\u00e9cialement pour notre \u00e9poque &#8211; rappelons-nous que les po\u00e8tes sont les vrais l\u00e9gislateurs de l&rsquo;univers, comme aimait \u00e0 le dire Percy Bysshe Shelley :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Les grues d\u2019Ibycus<\/p>\n<p>Ibycus se rendait \u00e0 la lutte des chars et des chants, qui, sur l\u2019isthme de Corinthe, rassemble joyeusement les peuples de la Gr\u00e8ce\u00a0: Ibycus, l\u2019ami des dieux, \u00e0 qui Apollon accorda le don du chant, une voix aux accents m\u00e9lodieux. S\u2019appuyant sur son l\u00e9ger b\u00e2ton, il s\u2019\u00e9loigne du Rh\u00e9gium, plein du dieu qui l\u2019inspire.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0, sur le dos \u00e9lev\u00e9 de la montagne, l\u2019Acrocorinthe attire les yeux de notre voyageur, et il p\u00e9n\u00e8tre avec une horreur pieuse dans la for\u00eat de pins de Neptune. Rien ne se meut autour de lui\u00a0; il n\u2019est accompagn\u00e9 que d\u2019essaims de grues qui, form\u00e9es en escadron gris\u00e2tre, vont chercher au loin les chaleurs du midi.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Salut, troupes amies, qui m\u2019escortiez sur mer\u00a0! Je vous prends pour un heureux pr\u00e9sage. Mon sort ressemble au v\u00f4tre. Nous venons de loin, vous et moi, et nous cherchons un toit hospitalier\u2026 Que le Dieu de l\u2019hospitalit\u00e9 nous soit propice, lui qui \u00e9carte l\u2019outrage de l\u2019\u00e9tranger\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il presse gaiement le pas, et bient\u00f4t se voit au milieu de la for\u00eat. Tout \u00e0 coup, dans l\u2019\u00e9troit sentier, deux assassins lui barrent le passage. Il faut qu\u2019il s\u2019appr\u00eate au combat, mais bient\u00f4t sa main retombe \u00e9puis\u00e9e. Elle a tendu les cordes l\u00e9g\u00e8res de la lyre, mais jamais l\u2019arc puissant.<\/p>\n<p>Il invoque et les hommes et les dieux\u00a0: nul sauveur n\u2019entend sa pri\u00e8re\u00a0; aussi loin qu\u2019il lance sa voix, pas un \u00eatre vivant ne se montre\u00a0: \u00ab\u00a0Il me faut donc mourir ici, d\u00e9laiss\u00e9, sur la terre \u00e9trang\u00e8re, o\u00f9 nul ne me pleurera\u00a0! p\u00e9rir de la main de ces mis\u00e9rables, sans m\u00eame voir para\u00eetre un vengeur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Atteint d\u2019un coup mortel, il tombe. A ce moment retentissent les ailes des grues. Il entend, car d\u00e9j\u00e0 il ne peut plus voir, il entend pr\u00e8s de lui leurs voix rauques pousser un cri terrible\u00a0: \u00ab\u00a0O grues qui volez l\u00e0-haut, si nulle autre voix ne parle, vous du moins, d\u00e9noncez le meurtre\u00a0!\u00a0\u00bb Tel est son dernier cri, et son \u0153il s\u2019\u00e9teint.<\/p>\n<p>On trouve le cadavre d\u00e9pouill\u00e9, et bient\u00f4t, malgr\u00e9 les plaies qui le d\u00e9figurent, son h\u00f4te, \u00e0 Corinthe, reconna\u00eet les traits qui lui sont chers\u00a0: \u00ab\u00a0Est-ce ainsi que je devais te retrouver\u00a0? Et pourtant j\u2019esp\u00e9rais ceindre de la couronne de pin les temps du chanteur, brillant moi-m\u00eame d\u2019un rayon de sa gloire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Tous les \u00e9trangers r\u00e9unis pour la f\u00eate de Neptune g\u00e9missent en apprenant cette nouvelle\u00a0: la Gr\u00e8ce enti\u00e8re est saisie de douleur\u00a0: tous les c\u0153urs ont ressenti sa perte, et le peuple afflue en tumulte chez les Prytane\u00a0; sa fureur exige qu\u2019on venge les m\u00e2nes de la victime, qu\u2019on les apaise avec le sang du meurtrier.<\/p>\n<p>Mais o\u00f9 est la trace qui, dans ces flots press\u00e9s, dans la foule des peuples attir\u00e9s par l\u2019\u00e9clat des jeux, fera reconna\u00eetre l\u2019auteur d\u2019un si noir forfait\u00a0? Sont-ce des brigands qui l\u00e2chement l\u2019ont assassin\u00e9\u00a0? Est-ce un ennemi secret pouss\u00e9 par l\u2019envie\u00a0? H\u00e9lios seul peut le dire, lui qui \u00e9claire toute chose terrestre.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, en ce moment m\u00eame, marche-t-il effront\u00e9ment au milieu des Grecs, et, tandis que la Vengeance le cherche, jouit-il du fruit de son crime. Peut-\u00eatre, sur le seuil m\u00eame de leur temple, brave-t-il les dieux, ou se m\u00eale-t-il hardiment \u00e0 ces vagues humaines, l\u00e0-bas, qui se pressent vers le th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>Car d\u00e9j\u00e0, serr\u00e9s banc contre banc (les \u00e9tais de l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre rompent presque sous le poids), les peuples de la Gr\u00e8ce, accourus de pr\u00e8s et de loin, sont assis et attendent. R\u00e9sonnant sourdement comme les flots de la mer, les gradins, en arcs de plus en plus ouverts, montent fourmillant d\u2019hommes jusqu\u2019\u00e0 l\u2019azur des cieux.<\/p>\n<p>Qui peut compter, qui peut nommer les peuples que l\u2019hospitalit\u00e9 rassemble en ce lieu\u00a0? Ils sont venus de la ville de C\u00e9crops, du rivage d\u2019Aulis, de la Phocide, du pays des Spartiates, des c\u00f4tes lointaines de l\u2019Asie, de toutes les \u00eeles\u00a0; et, de l\u2019estrade o\u00f9 ils si\u00e9gent, ils \u00e9coutent l\u2019affreuse m\u00e9lodie du ch\u0153ur.<\/p>\n<p>Qui, grave et aust\u00e8re, selon l\u2019antique usage, sort du fond de la sc\u00e8ne, d\u2019un pas lent et mesur\u00e9, et fait le tour du th\u00e9\u00e2tre. Ce n\u2019est point ainsi que marchent des femmes terrestres\u00a0; elles ne sont pas filles d\u2019une race mortelle\u00a0! Leur taille gigantesque s\u2019\u00e9l\u00e8ve bien au-dessus des proportions humaines.<\/p>\n<p>Un manteau noir bat leurs flancs\u00a0; elles agitent dans leurs mains d\u00e9charn\u00e9es la lueur rouge-sombre des torches\u00a0; dans leurs joues il ne coule point de sang, et l\u00e0 o\u00f9 les cheveux ondoient gracieusement\u00a0 et voltigent avec charme autour des fronts mortels, on voit ici des serpents et des vip\u00e8res gonfler leurs ventres gros de venin.<\/p>\n<p>Et tourn\u00e9es en cercle, elles entonnent le mode effrayant de l\u2019hymne qui p\u00e9n\u00e8tre et d\u00e9chire le c\u0153ur, et serre autour du coupable les liens du remords. Ali\u00e9nant le sens,\u00a0 \u00e9garant le c\u0153ur, le chant des Furies \u00e9clate\u00a0: il \u00e9clate, consumant l\u2019auditeur jusqu\u2019\u00e0 la moelle de ses os, et ne souffre pas les accords de la lyre\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Heureux qui, exempt de faute et d\u2019erreur, conserve son \u00e2me na\u00efve et pure\u00a0! Nous ne pouvons approcher de lui nos mains vengeresses\u00a0; il suit librement le chemin de la vie. Mais malheur, malheur \u00e0 qui commit dans l\u2019ombre l\u2019\u0153uvre impie de l\u2019homicide\u00a0! Nous nous attachons \u00e0 ses pas, nous les filles terribles de la Nuit.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Et croit-il, par la fuite, nous \u00e9chapper, nous avons des ailes et nous sommes l\u00e0, lan\u00e7ant nos lacs autour de son pied fugitifs\u00a0: il faut qu\u2019il tombe \u00e0 terre. Nous le poursuivons sans rel\u00e2che (point de repentir qui nous d\u00e9sarme\u00a0!), en avant, toujours en avant, jusqu\u2019au s\u00e9jour des ombres, et l\u00e0 m\u00eame nous ne le laissons pas libre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Chantant ainsi, elles dansent leur ronde,\u00a0et le silence, un silence de mort, p\u00e8se lourdement sur l\u2019assembl\u00e9e, comme si la divinit\u00e9 \u00e9tait proche. Et solennellement, selon l\u2019antique usage, faisant le tour du th\u00e9\u00e2tre, d\u2019un pas lent et mesur\u00e9, elles disparaissent au fond de la sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Et tous les c\u0153urs tremblent et flottent, incertains encore, entre l\u2019illusion et la r\u00e9alit\u00e9, et ils rendent hommage \u00e0 leur puissance terrible qui vieille et juge dans le secret des \u00e2mes\u00a0: qui, imp\u00e9n\u00e9trable, inscrutable, tresse le sombre n\u0153ud du destin, et se r\u00e9v\u00e8le au fond du c\u0153ur, mais fuit la lumi\u00e8re du soleil.<\/p>\n<p>Tout \u00e0 coup, sur les plus hauts gradins, on entend une voix qui crie\u00a0: \u00ab\u00a0Vois donc, vois donc, Timoth\u00e9e\u00a0! Les grues d\u2019Ibycus\u00a0!&#8230;\u00a0\u00bb et en m\u00eame temps le ciel s\u2019obscurcit, et, au-dessus du th\u00e9\u00e2tre, on voit passer en noir tourbillon une arm\u00e9e de grues.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0D\u2019Ibycus\u00a0!&#8230;\u00a0\u00bb Ce nom ch\u00e9ri rallume la douleur dans toutes les \u00e2mes, et, comme dans la mer le flot succ\u00e8de au flot, ces mots volent de bouche en bouche\u00a0: \u00ab\u00a0D\u2019Ibycus\u00a0? que nous pleurons, qu\u2019une main meurtri\u00e8re a frapp\u00e9\u00a0? Que dit-il de lui\u00a0! quelle peut \u00eatre sa pens\u00e9e\u00a0? Qu\u2019a-t-il \u00e0 dire de cette vol\u00e9e de grues\u00a0?&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La question se r\u00e9p\u00e8te de plus en plus bruyante\u00a0; et, prompt comme l\u2019\u00e9clair, un pressentiment traverse tous les cours\u00a0: \u00ab\u00a0Prenez garde\u00a0! C\u2019est la puissance des Eum\u00e9nides\u00a0! Le pieux po\u00ebte est veng\u00e9\u00a0! le meurtrier s\u2019offre lui-m\u00eame\u00a0! Saisissez l\u2019homme qui a dit cette parole, et celui \u00e0 qui elle s\u2019adressait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cependant, \u00e0 peine ce mot lui a-t-il \u00e9chapp\u00e9, qu\u2019il voudrait le retenir dans son sein\u00a0; mais c\u2019est en vain\u00a0: l\u2019effrayante p\u00e2leur de leurs l\u00e8vres trahit aussit\u00f4t les deux complices. On les arrache de leur place, on les tra\u00eene devant le juge\u00a0; la sc\u00e8ne est transform\u00e9e en tribunal, et les sc\u00e9l\u00e9rats font l\u2019aveu de leur crime, atteints des foudres de la Vengeance.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a title=\"Qui est Friedrich Schiller\" href=\"http:\/\/http:\/\/www.solidariteetprogres.org\/documents-de-fond-7\/culture\/article\/qui-est-friedrich-schiller-et-pourquoi-l-etudie-t.html\" target=\"_blank\">Pour approfondir &#8211;&gt; Qui est Friedrich Schiller et pourquoi l&rsquo;\u00e9tudie-t-on en 2005, par Helga Zepp-LaRouche<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Puisque c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;anniversaire de la naissance du grand po\u00e8te, historien et philosophe allemand Friedrich Schiller (n\u00e9 le 10 novembre 1759), j&rsquo;aimerais rappeler l&rsquo;importance de celui qui a anim\u00e9 par ses id\u00e9aux la jeunesse de son \u00e9poque et qui a jou\u00e9 un r\u00f4le en Allemagne pour donner le courage et l&rsquo;\u00e9nergie de la mobilisation dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[281],"tags":[276,270,277,107,271,275,272,273,160,274],"class_list":["post-1135","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-sea","tag-acrocorinthe","tag-friedrich-schiller","tag-furies","tag-grece","tag-guillaume-tell","tag-ibycus","tag-napoleon","tag-rutli","tag-shelley","tag-tyrannie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1135"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1135\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1395,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1135\/revisions\/1395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1135"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.odilemojon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}